Alignement de six bouteilles anciennes de Vin Santo Rosso Antinori, millésimes 1958 à 1977, présentées pour une dégustation verticale exceptionnelle.
Dégustation publique
13 septembre 2024
Michele Caimotto

La provenance & le thème

Cette collection de Vin Santo Antinori provient d’une cave privée située en Italie centrale que j’ai pu auditer en 2023.
Avant d’avancer une proposition d’achat, j’ai demandé conseil à Dominique Fornage qui, au-delà d’un proche ami, est le plus grand professionnel que je connaisse en termes de vieux liquoreux et fortifiés.

La question suivant l’acquisition était comment valoriser ce trésor !
La réponse fut immédiate… une soirée à quatre mains, afin de le partager avec le public et écrire quelques pages d’histoire sur ces vins qui sont à ce jour une ombre minute du passé resplendissant qui les entouraient.
Cette soirée se concrétise un an après nos premières discussions… nous sommes émus 🙂

La période couverte par cette double verticale se révèle extrêmement intéressante, car elle correspond à la reprise de l’empire par Piero Antinori en 1966.
Le marché du vin italien, inadapté et archaïque, ne jouit pas d’une bonne réputation à l’international. De surcroît, le récent scandale affectant les Antinori, oblige le jeune Piero à relancer l’image de la marque familiale.
Nous voici donc face à une énorme transition vers la modernité (futaille propre et/ou neuve, contrôle températures de fermentation, assemblages entre cépages locaux et internationaux, etc.) qui a lieu sur les « vins tranquilles » entre 1966 et le milieu de 1970s avec, entre autres, la naissance de la Tenuta Tignanello.

Comment cette modernisation aura-t-elle touché un produit si « traditionnel » et emblématique tel que le Vin Santo ?

La dégustation a été judicieusement répartie en deux moments, les blancs d’abord (1982 – 1964), les rouges ensuite (1977 – 1958).
Toutes les bouteilles ont été ouvertes le matin du jour de la dégustation et double-décantées.

Bonne lecture !

Notre programme

Les blancs

Vin n.1 – Vino Santo 1982 – Vino Liquoroso, 16% abv

  • Robe ambre clair aux reflets or.
  • Son nez offre des arômes de caramel subtil, d’abricot, pêche Melba, de cuir, de tabac blond, agrémenté d’une pointe de rancio mêlée à des notes de sous-bois et de champignon.
  • En bouche, le vin se révèle tendu, soutenu par une agréable acidité volatile (acétique). Sa structure amère et tannique, fine et saline, contribue à son élancement. La texture est onctueuse, rappelant la consistance du miel, avec une rusticité plaisante. La finale s’annonce fraîche, mentholée et anisée, tandis que la sucrosité fine se fond harmonieusement. La perception « minérale » confère à l’ensemble un caractère davantage digeste.

Vin n.2 – Vino Santo 1981 – Vino Liquoroso, 16% abv

  • Robe ambrée brune et brillante.
  • Le nez évoque le rancio et présente des caractéristiques automnales, avec des nuances de cuir et de champignon sec. L’intégration incomplète de l’alcool laissant penser à un léger mutage à l’alcool.
  • À l’attaque, la densité se fait sentir avec une sucrosité condensée, qui s’épanouit au milieu de la bouche, offrant une dynamique qui tend à s’alléger vers une finale plus sèche, appuyée par des amers rustiques issus du fût. Il se perçoit comme plus sucré, avec une acidité élevée et presque déséquilibrée. La fin de bouche évoque des notes de céleri, de safran et de curry, accompagnées d’un mélange de champignon et de rancio.

Vin n.3 – Vino Santo 1977 – Vino Liquoroso, 16% abv

  • Robe richement ambrée.
  • Le nez s’ouvre sur des notes sucrées, d’herbes fines, rappelant le cognac ou encore le Tokaj. Des arômes de caramel, élégants et enrobants, se mêlent à ceux du café, de la figue séchée, de l’abricot et des chanterelles, témoignant d’une grande concentration.
  • La dégustation révèle une bouche harmonieuse, dense et précise, avec la consistance d’une liqueur, suivie par une acidité bien intégrée.
  • Les tannins se montrent équilibrés, laissant une sensation agréable de céleri qui rafraîchit le palais, préludant à un grand final.
  • L’écho final en bouche est subtilement étiré par l’umami. On note une perception élevée de l’alcool qui soutient les arômes, avec une concentration de sucre largement supérieure aux précédents (120g), ajoutant à l’épaisseur du vin.

Vin n.4 – Vino Santo 1973 – Vino Liquoroso, 16% abv

  • La robe brunâtre et trouble attire l’œil.
  • Le nez, patiné, révèle des couches de rancio, de cuir, de sous-bois et de cep séché, soutenus par une puissance notable de l’alcool.
  • En bouche, sa présence est impressionnante, combinant des saveurs hivernales avec une concentration aromatique élevée, des notes de camphre, d’eucalyptus et une structure amère robuste. La finale se prolonge avec des nuances d’umami, des tomates séchées et des amers de torréfaction, ajoutant encore plus de richesse au profil du vin, avec la zeste d’orange amère et d’herbes macérées.

Vin n.5 – Vino Santo 1968 – Vino Liquoroso, 16% abv

  • Robe ambre brune, presque acajou.
  • Le nez est complexe, mêlant datte, tamarin, pétrole, rancio, miel de forêt / molasse et notes médicinales.
  • L’entrée en bouche est intense, avec un haut niveau d’alcool, amertumes de torréfaction et racinaires, révélant des nuances de gentiane.
  • La sucrosité s’équilibre avec l’amertume, tandis que des notes de Pédro Ximénez, caramel brûlé, fumé et chocolat se dévoilent.
  • La finale balsamique, dense, se développe comme un feu d’artifice, s’étendant avec des saveurs de pâte de figue, de datte, de cuir, et de lard, le tout dans une immense concentration. L’oxygénation apporte d’avantage d’harmonie et de fraîcheur, tandis que l’amertume fine s’exprime avec une longueur racée et tellurique.

Vin n.6 – Vino Santo 1964 – Vino Liquoroso, 16% abv

  • Robe acajou et brillante.
  • Le nez est concentré, avec des notes de jus de veau / fond brun, de champignon sec et de petit pois en boîte, le tout soutenu par un alcool présent et intégré.
  • En bouche, l’ensemble est ample et fin, offrant une grande concentration avec une trame tannique profonde, parfaitement tissée. Une structure amère enveloppante se mêle à des saveurs de chocolat et de quinine. La fin de bouche se révèle longue, presque sèche, mettant en avant une sucrosité subtile et une texture soyeuse. Des notes médicinales et d’herbes macérées viennent clôturer la remarquable expérience.

Les rouges

Vin n.7 – Vino Santo Rosso Riserva 1977 – Vino da Dessert, 17.5% abv

  • Robe acajou.
  • Le nez est captivant, mêlant des arômes de tabac, de chocolat noir, de sirop de datte et des notes médicinales.
  • En bouche, la richesse est palpable, la texture est tapissante avec un tannin ferme et bien tissé, avec comme résultat un enrobage parfait. La tapenade d’olive s’ajoute à l’expérience, tandis que l’alcool bien intégré élève la finale. Elle est savoureuse, glissante et précise, avec une texture fine qui persiste longtemps, où les notes de réglisse et de torréfaction résonnent harmonieusement avec une touche de kirsch.

Vin n.8 – Vino Santo Rosso Riserva 1974 – Vino da Dessert, 17.5% abv

  • La robe brunâtre claire.
  • Ce vin dégage des arômes de cuir et présente une essence animale, évoquant un corps désagrégé. Les senteurs de jus de morille et un manque de propreté se mêlent à des notes de vielle cave et de moisissure.
  • En dégustation, la bouche apparaît un faible, désagrégée. La concentration en extrait sec est insuffisante, laissant une sensation de fragilité.
  • La finale se révèle fluide, portée par un alcool intempestif. La haute acidité et le sucre se trouves dissociés de la trame.

Vin n.9 – Vino Santo Rosso Riserva 1970 – Vino da Dessert, 17.5% abv

  • Robe sombre et acajou.
  • Son nez est riche, avec des arômes de tabac, de datte, de cerise noire et de chocolat, offrant des tonalités denses et de crème brûlée, ainsi qu’un aspect mentholé. La sensation en bouche est précise, avec un soutien alcoolique bien intégré, accompagnée de notes d’olive noire et de tapenade. La finale est longue, raffinée, glissante et légèrement salée, tenue par une acidité captivante.

Vin n.10 – Vino Santo Rosso Riserva 1968 – Vino da Dessert, 17.5% abv

  • Robe ambre brune et brillante.
  • Le nez s’exprime avec des notes de cuir, une matrice animale et des nuances de réglisse. Des touches de sauce Worcestershire et d’angostura ajoutent encore à la complexité.
  • En bouche, la richesse se manifeste dans une texture grasse, où l’alcool est bien intégré, marqué par des notes de kirsch. Perçu comme « baroque », il présente une dimension médicinale avec des nuances d’herbes macérées et des amertumes précises.
  • La finale est subtile et lisse, mais se termine sur une amertume très prononcée. On ressent une perfection qui, toutefois, n’emporte pas le publique car il manque un peu de folie.

Vin n.11 – Vino Santo Rosso Riserva 1964 – Vino da Dessert, 17.5% abv

  • Robe ambre brune.
  • Le nez est riche, mêlant des senteurs de cuir, de chocolat et de tabac, tout en dévoilant une harmonie et une densité palpables. Ce vin se distingue par des notes de curry brun, de cynar et d’artichaut, avec une quinine perceptible.
  • La complexité se révèle à travers une harmonie de sucrosité, une texture tannique bien intégrée et une profondeur remarquable.
  • En finale, des notes de figue mûre persistent, la macération d’herbes, aucune fortification perceptible…et cela nous plait beaucoup !

Vin n.12 – Vino Santo Rosso Riserva 1958 – Vino da Dessert, 17.5% abv

  • Robe ambre brunâtre trouble.
  • Son nez présente un profil animal, de fourrure, ventre de lièvre, de quinine, ainsi que des éléments plus désordonnés comme de la moisissure et du bois mouillé. Au delà, des senteurs de mangue et de banane séchée se mêlent harmonieusement.
  • En bouche, la fluidité prime, avec une concentration modérée en alcool et en sucre. L’équilibre est marqué par une extraction d’écorces d’orange amère, qui vivifie le palais, tandis qu’un rancio plus discret s’installe.
  • La finale se révèle d’une beauté exceptionnelle, d’une subtilité longue et chantante, un véritable régal pour les sens.

DF : « Ce vin évoque un voyage sensoriel dans la savane, avec une touche tropicale… Un vin spirituel, assurément ».

Conclusions & remerciements

Ce moment de dégustation fut simplement grand !
Les ingrédients de la recette : la bonne compagnie autour de la table, l’excellence du maître de cérémonie en la personne de Dominique et, mine de rien, des grands vins…

Voici quelques notes que je me permets de partager, issus de la contribution des présents.

Concentration en sucre et niveau d’appassimento

Nous avons témoigné d’une remarquable diversité entre les différents millésimes, tout en sachant que, dans cette typologie de produits (style « vins de paille ») ce qui peut influencer l’effet millésime est principalement :

  • l’impact météo / année viticole dans la proportion entre les différentes variétés de raisin assemblées
  • la qualité de la météo automnale en liens avec la possibilité ou pas de prolonger le flétrissement des raisins dans le fruttaio (voir pression pourriture en cas de haute humidité)
  • Et puis, évidement, l’évolution des vins en caratello.

Certains vins étaient largement plus sucrés que d’autres.
S’agissait-il uniquement du temps d’appassimento ou plutôt d’une cinétique fermentaire différente ?
A son âge d’or, y avait-il un seul Vin Santo ou plusieurs cuvées à différentes concentrations en sucre (sous la même étiquette) en fonction du marché de destination ?

Différence de style blancs / rouges

Étonnement, les deux Vin Santo diffèrent par leur méthode de production.
Les blancs montrent une régularité et fidélité à la tradition du passerillage, sans ajouts / fortifications.
Cela se répercute sur deux fronts, la « sincérité » et l’harmonie sucre-alcool-texture.

Les rouges à base de Sangiovese sont classés Vino da Dessert car, contrairement au blanc, ils subissent un mutage à l’alcool vinique.
Là où la fortification a eu lieu, les vins montrent des robes plus soutenues au contraire des autres ou l’on constate la précipitation des anthocyanes, des textures plus lisses, patinées, consensuelles… in fine, des vins plus main stream.

Nous avons vraiment apprécié le message exprimé par le cuvées non fortifiées, le rustique de la futaille, la singularité de chaque millésime, les marques du temps… A noter qu’à part une bouteille potentiellement altérée (Rosso 1974), aucun vin n’était fatigué !!

Une famille si ancienne devrait pouvoir être fière de son passé et le valoriser

Obtenir des informations sur les méthodes de production fut une mission ardue car il n’existe pas vraiment de bibliographie à propos de ces vins confidentiels.
Nous devons ces quelques infos à la persévérance de Dominique et à l’aide inespéré de Filippo Bezzi, œnologue en chef de Castello della Sala, qui a guidé mes pas.

La question qui surgit spontanément, en considérant l’histoire presque millénaire des Antinori, est pourquoi une telle famille ne donne pas plus d’importance à ce produit, qui malgré tout représente la Toscane dans le monde et dans l’imaginaire collectif de chaque buveur de vin averti ?
Nous sommes tous d’accord que le marché pour ces vins est profondément dépressif et pas prêt à se reprendre… mais là où il a une faiblesse gît une opportunité.

J’espère que cette enquête pourra être poursuivie et que cet humble rapport motivera l’ouverture des archives aux chercheurs 🙂

Merci 1000 fois Dominique, merci à tous les présents pour le chaleureux accueil valaisan et à la famille Antinori pour avoir produit des vins si somptueux… sans trop de technologie 🙂

À tout bientôt pour le match de retour, bien évidement à Sion !

Michele

La famille Antinori – Quelques notions historiques

Avant l’arrivée de Piero Antinori à la tête de l’entreprise familiale Marchesi Antinori dans les années 1960, l’inefficacité et une approche traditionnelle régnaient dans la viticulture italienne, en particulier en Toscane. Les vignobles étaient souvent gérés selon le système de mezzadria, où nobles et agriculteurs partageaient les récoltes. Un système moyenâgeux, encore fonctionnel mais incapable de promouvoir l’avancement technique.
A la cave les méthodes étaient autant archaïques, caractérisée par de vieilles cuves en bois mal entretenues et des normes d’hygiène inexistantes qui nuisaient à l’image des vins italiens dans le monde.

Piero, en tant que 25e génération à la tête de l’entreprise, a pris des rênes pendant une période tumultueuse, marquée par la crue de l’Arno en 1966 et un scandale lié à la contamination de leurs vins. En conséquence, il a dû se positionner comme le visage public de l’entreprise et a initié un processus de transformation radicale qui a redéfini la viticulture italienne. Avec le soutien de l’iconique oenologue Giacomo Tachis, il a introduit des techniques modernes basées sur des méthodes bordelaises, y compris la réduction des rendements, l’élimination des cépages blancs des assemblages du Chianti, ainsi que l’utilisation de fûts en chêne neuf.

Le tournant majeur est survenu avec la création de Tignanello, vin emblématique qui a rompu avec les traditions en intégrant du Cabernet Sauvignon et du Cabernet Franc au Sangiovese, créant ainsi un nouveau style de vin, souvent désigné comme un « Super Toscan ». Ce fut un acte de défi face aux règles strictes de l’appellation Chianti, qui entraîna une réévaluation des méthodes et des pratiques viticoles en Toscane.

Avec le temps, Antinori a élargi son portefeuille par l’acquisition de plusieurs propriétés, renforçant ainsi son influence sur la scène viticole internationale.

Après que Piero ait réussi à reprendre le contrôle total de l’entreprise familiale en 1991, la transformation au sein de Marchesi Antinori a véritablement pris son essor. Sous sa direction, la société a évolué pour devenir un producteur de vins de grande qualité, en se concentrant sur l’acquisition de vignobles et en maintenant le contrôle totale de la filière production.

Piero a recruté Renzo Cotarella, qui, en tant que winemaker et devenu plus tard CEO, a joué un rôle clé dans la mise en œuvre des nouvelles stratégies de vinification. Ensemble, ils ont expérimenté différents cépages et techniques, aboutissant à des créations telles que le Cervaro della Sala, un mélange de Chardonnay et de Grechetto, affirmant ainsi la réputation de l’entreprise dans les blancs de qualité.

Antinori a également inauguré des projets ambitieux, comme la construction d’une cave moderne et innovante dans le Chianti, qui illustre son engagement envers la fonctionnalité, l’esthétique et l’harmonie environnement-architecture. La nouvelle installation, enterrée dans la colline, intègre des concepts durables et offre des installations à la hauteur de la renommée du nom Antinori.

Le processus d’innovation ne s’est pas arrêté aux techniques viticoles. Antinori a compris l’importance de l’image de marque et a orienté l’entreprise vers l’internationalisation.

La période récente a aussi été marquée par la préparation de la prochaine génération. Piero Antinori, bien qu’immédiatement impliqué dans la gestion de l’entreprise, a commencé à céder certaines responsabilités à ses trois filles — Albiera, Allegra et Alessia.

Au final, Piero Antinori a non seulement préservé l’héritage familial mais l’a également dynamisé, transformant une entreprise historique en un acteur clé de l’industrie viticole mondiale. Son approche visionnaire et son insistance sur la qualité et l’innovation ont permis à Marchesi Antinori de non seulement survivre, mais de prospérer au cours des dernières décennies.

Liste des acquisitions par le groupe Antinori (2000 ha de vignes en propriété / gestion)

  • 1940 : Castello della Sala (Umbria)
  • 1980 : Pèppoli (Chianti Classico)
  • 1983 : Badia a Passignano (Chianti Classico)
  • 1990 : La Braccesca (Montepulciano)
  • 1990 : Tenuta Monteloro (nord de Florence)
  • 1990 : Pian delle Vigne (Montalcino)
  • 1990 : Fattoria delle Mortelle (La Maremma)
  • 1997 : Prunotto (Piedmont)
  • 1998 : Tormaresca (Puglia)
  • 1999 : Montenisa (Franciacorta)
  • 2001 : Antica Napa Valley (Californie)
  • 2007 : Col Solare (Washington)
  • 2010 : Tenuta di Biserno (Bolgheri)

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