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Une visite hivernale du Vesuve qui devient presque une leçon de greffage…une vigne d’une quinzaine d’années plantée à l’époque avec des vieilles variétés rouge qui sera reconvertie à Caprettone, peut-être une des promesses au niveau qualitatif parmi les vieux cépages du coin.

Le fait de pouvoir assister à cette ancienne pratique m’a laissé en profonde admiration…

Une succession de gestes apparemment immédiate qui renferme une signification presque ésotérique, la première «chirurgie» de la plante pour nous donner le fruit désiré en lui empêchant de générer la semence / son «futur» en quelques manière.

Après une montée sur le Monte Somma et une splendide panoramique sur le Gulfe de Naples on se dirige vers l’arrière-pays vers la région Irpinia pour explorer le tuf jaune et les épaisses argiles qui donnent les plus expressifs Fiano et Greco di Tufo.

Les discussions sur la philosophie de culture et la fermentation malolactique nous amènent à renter bien après la couchée du soleil.
On ne pouvait pas rentrer en Suisse sans une balade le long du Calore dans la région de Taurasi.

Un hommage à l’aglianico, roi du territoire et peut-être l’un des plus grands cépages d’Italie (et du monde)…peu importe si la première impression est difficile à cause de sa charge sudiste, son profil «rugueux». Parfois il faut juste attendre, donner le temps au temps où se remettre en question, puisque, comme souvent disait l’un de nos contemporaines : «il n’y a rien qui change plus que le passé».