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Un vignoble cosmopolite

Le vignoble genevois, un dixième de la surface viticole suisse, est très bigarré à l’image de la ville internationale et cosmopolite voisine qui lui sert de capitale.

 

Ainsi lorsque l’on observe le vignoble genevois on y trouve pas comme ailleurs en Suisse une grande richesse de cépages autochtones mais plutôt un splendide «melting pot» de cultures et d’influences des régions viticoles voisines, telle que la Bourgogne, la Loire, la Savoie et la Vallée du Rhône avec un penchant pour les valeurs internationales.

La tranche de production la plus conséquente reste celle représentée par le Chasselas et le Gamay, bien que considérablement redimensionnée depuis trente ans en faveur d’un encépagement plus varié et une production visant une qualité plus élevée.

 

Les 1400+ ha du vignoble se divisent en trois sous-régions au gré des rivières qui s’écoulent dans le canton. L’Arve au sud qui arrive des Alpes française et bien évidemment le Rhône qui reprend son parcours vers la Méditerranée.

Le partie la plus importante au nord est dans le prolongement du vignoble de La Côte est appellée  le Mandement, elle comprend la plus grande commune viticoles du pays : Satigny, on y retrouve l’encépagement international évoqué plus haut.

Les sols ici vont de quelques mètres à des profondeurs bien plus importantes au-dessus du socle molassique. Ces terres sont souvent argilo calcaires et avec une présence d’éboulis d’origine jurassienne et de moraines glacières liées au retrait ancien du Glacier du Rhône.

Les autres deux secteurs sont appelés Entre Arve et Rhône pour le centre et Rive Gauche pour le Sud. Leurs natures sont similaires, plus ou moins influencée par l’apport des rivières. Sur la Rive Gauche qui longe le sud du périmètre lémanique on retrouvera aussi une influence Savoyarde,
avec des cépages comme l’Altesse et le Gringet.

 

Le climat peut être considéré comme continental bien que considérablement mitigé par la présence du lac Léman, une énorme masse d’eau et le plus grand lac glacier d’Europe, avec une surface de 580km2 pour une profondeur maximale de plus de 300m.

La région reste relativement ventilée avec une certaine exposition à la Bise, soufflant du Nord en rafales et précurseur d’un temps sec et frais, mais aussi du Joran, un vent plus local en provenance du massif jurassien, qui peut se manifester avec de fortes rafales à caractère orageux.

Du point de vue pluviométrique on est face à une certaine homogénéité sur l’année, donc sans véritable saison des pluies.

Même dans ce climat «frais, toutefois», des facteurs découlant des aspects microclimatiques permettent aussi la culture de cépages moins précoces (Cabernet, Syrah).

 

Plus de 150 vignerons animent cette région multi facette,  dont le dénominateur commun est le terroir décrit brièvement ci-dessus, mais il ne faut pas oublier que les vignerons font aussi partie de ce terroir, et à Genève on y trouve quelques «exemplaires» originaux et très inspirés.