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La frontière occidentale du vignoble en Suisse alémanique, qui traverse les régions de Bâle-Campagne et Argovie, est géologiquement assise sur le socle calcaire du Jura, avec des sols moyennement profonds avec une bonne présence d’argile, une combinaison parfaite pour la plantation de cépages comme le Chardonnay et le Pinot Noir, le facteur à tenir en compte surtout  est l’exposition des parcelles, la quête du soleil pour atteindre la maturité du fruit !

On se trouve dans une réalité en Argovie ou le vignoble est extrêmement morcelé, mais dans les meilleurs spots on peut donner naissance à des produits extraordinaires, souvent marqués par un profil nordiste, mais qui laissent transparaître les spécificités de chaque parcelle, surtout quand on parle de variétés comme le Pinot qui sont des « éponges » du terroir.

Même cette année le printemps a amené beaucoup de peur pour la récolte, le gel a fait des dégâts relativement graves, la fin de mars et avril ont été ensoleillés et la vigne avait déjà bien débourré !

Avec beaucoup d’espoir dans le cœur on reprend la bonne humeur et la visite dévient une exploration entre vignes et sols, bloques calcaires et fossiles d’ammonite, en compagnie d’un bon ami qui en a fait sa terre.

L’obstination et la passion profonde donnent la preuve que même dans ces conditions difficiles il est possible de travailler avec des pratiques biologiques en préservant la vie du sol.

Si on veut faire un produit de terroir de haut niveau et maintenir un bon état sanitaire de la vigne dans le longue terme on peut oublier de toute manière des rendements de 1Kg / m2.

La journée continue bien évidemment avec une dégustation des 2014 qui montrent la ténacité et la dévotion du vigneron dans un millésime encore difficile entre fort risques de pourriture et l’attaque de la drosophile suzuki.

Croisons les doigts pour que cette fin de saison puisse apporter une récolte saine !